Adam Green, crooner prolifique et élégant
En bon crooner désireux de progresser , Adam Green continue à produire des disques s'éloignant de l'anti folk et lorgnant vers la pop arrangée avec soin, en toute (apparente) décontraction. Sur Sixes and Sevens, notre (bel) homme s'évertue à démonter ses talents conjoints de chanteur à la voix gravement sexy (entre David Bowie et Lou Reed) et de songwriter universel s'inspirant des illustres anciens. Le résultat est souvent bluffant, très kitsh mais toujours inspiré et surprenant. S'il y a peut-être trop de chansons sur Sixes and Sevens, cet album comporte néanmoins son lot de réussites réjouissantes. Visiblement, Adam Green est loin d'avoir dit son dernier mot. Il n'est pas près de mûrir et tant mieux. Qu'il persiste à chanter ce qui lui passe par la tête et à tout faire comme bon lui semble : un jour, ça finira par toucher la foule ébahie. Là-dessus, on ajoute des paroles auxquelles personne ne comprendra jamais tout (ceci pour rassurer les non-anglophones), très bien articulées pourtant. Voilà un dangereux zinzin qui peut vous faire croire qu'on torche une bonne chanson avec trois fois rien Ce serait dommage de se priver de petites choses comme Homelife, propres à vous réconcilier avec l'humanité ou encore cette petite perle qu’est « It's a fine » et que je vous propose de savourer : doses de blues (mais un blues bricolé à la Green, donc un peu à la blague), flûte de Pan (cul-cul ?), glockenspiel ou tuba, choeur vaudou, paresse caraïbe...
Comments
un seul mot me viens à l'esprit : élégance. (en 8 lettres qui dit mieux...lol), tu parles bien de cet artiste encore trop méconnu il faut le reconnaître (un peu comme cette jolie anglaise folk dont tu m'avais parlé) mais bourré de talent ça c'est indéniable !!
Prolifique, foisonnant sont des adjectifs que portent admirablement M. Green. C'est un peu kistch mais ça marche à fond : j'aime bcp celle que tu as postée et puis Tropical Island !!!
A+